Notre histoire

On nous a menti.

Pas d'un seul coup. Pas brutalement. Par petites touches, pendant quarante ans.

On nous a dit de cotiser, et nous avons cotisé. On nous a dit que la retraite serait la récompense, et nous l'avons cru. On nous a dit de patienter deux ans de plus, puis encore deux, et nous avons patienté.

Puis le relevé est arrivé. Et le chiffre ne ressemblait pas à la brochure.

Deux hommes que rien ne destinait à se rencontrer

Il y a quelques années, Robert et Dominique ne se connaissaient pas.

Robert accompagnait depuis des années des retraités qui voulaient reprendre la main sur leurs revenus. Pas depuis un bureau : depuis le terrain. Il a vu des centaines de personnes entre soixante et soixante-quinze ans commencer par dire « c'est trop tard pour moi », puis gagner leurs premiers cinquante euros, puis cent, puis trois cents par mois. Simplement en rendant service autour d'eux, ou en partageant ce qu'elles savaient déjà.

Dominique est né en 1954 au Havre. Trente-cinq ans comme ingénieur, une carrière construite brique par brique. Et puis la retraite — ce moment qu'on attend, qu'on prépare, qu'on imagine. La réalité est arrivée avec une pension plus faible que prévu, des journées à réorganiser, et une utilité à réinventer.

Ils se sont rencontrés sur internet. Deux hommes qui ne se seraient jamais croisés autrement. Et dans leurs échanges, ils ont découvert qu'ils portaient la même conviction : les retraités français méritent mieux que ce qu'on leur propose.

Mieux qu'une pension qui rétrécit. Mieux qu'une dépendance subie. Mieux qu'un système qui les oublie dès qu'ils ont signé leur dernier contrat.

Robert apporte la route. Dominique l'a parcourue.

C'est ce qui fait leur force à deux. Robert a la méthode, testée sur le terrain pendant huit ans. Dominique a la légitimité de celui qui a vécu la bascule de l'intérieur — il sait ce qui bloque vraiment, pas en théorie, mais dans la vraie vie d'un retraité de soixante-dix ans.

Quand Dominique dit « c'est possible », ce n'est pas une promesse commerciale. C'est son expérience.

Pourquoi des vêtements

On pourrait se demander ce que deux hommes qui apprennent aux retraités à compléter leurs revenus viennent faire dans le textile. La réponse tient dans une colère qu'ils n'arrivaient pas à régler autrement.

Dix-sept millions de retraités en France. La première force de consommation du pays. Et dans les publicités, dans les médias, dans les décisions qui les concernent — nulle part. Invisibles, jusqu'au moment où l'on a besoin de leur vote.

Un vêtement est le seul média qu'on emporte partout avec soi. On ne rend pas invisible quelqu'un qui porte son message sur lui, à la boulangerie, à la pharmacie, chez ses petits-enfants.

Leurs autres projets donnent des outils. Celui-ci donne une existence publique.

Comment nous fabriquons

Chaque pièce est imprimée à la demande, à l'unité, dans un atelier européen, après votre commande. Nous ne stockons rien, nous ne surproduisons rien, nous ne détruisons aucun invendu.

Ce n'est pas le circuit le plus rapide — comptez quelques jours de plus qu'un géant du commerce en ligne. C'est un choix assumé. Une génération qui a connu l'époque où l'on réparait plutôt que de jeter n'a pas besoin qu'on lui explique pourquoi.

Nous ne sommes d'aucun camp

Nos messages sont francs, parfois en colère. Ils ne sont jamais partisans.

Ce qui nous réunit — la pension qui rétrécit, le mépris poli, le sentiment d'avoir été mis de côté — n'appartient à aucun parti. Nos clients ne votent pas tous de la même façon, et c'est très bien ainsi. Vous ne trouverez ici aucun nom, aucun logo, aucun camp.

Ce que nous ne ferons jamais

Nous n'écrirons pas le mot « senior ». Vous avez un âge, pas une pathologie.

Nous ne mettrons pas de compte à rebours sur nos pages pour vous presser d'acheter. Prenez le temps.

Nous n'inventerons pas de stock qui s'épuise. Rien n'existe avant votre commande, donc rien n'est jamais « bientôt épuisé ».

Et nous ne vous dirons jamais que nous fabriquons en France, parce que ce serait faux. Le textile est européen, l'impression est européenne, et nous préférons vous le dire clairement plutôt que de jouer sur les mots.

Rejoindre le mouvement

Nous ne vendons pas des t-shirts. Nous fabriquons des signes de reconnaissance entre des gens qui ont décidé de ne plus s'excuser d'avoir soixante-dix ans.

« Nous n'allons pas réparer le système. Nous allons vous apprendre à ne plus en dépendre. »
— Robert & Dominique

On ne demande plus la parole. On la porte.